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La rédaction de Tonus et Vie À proposLes 34 symptômes de la ménopause circulent partout sous forme de liste numérotée, et aucune des sources médicales consultées pour cette page ne donne ce chiffre. Les symptômes de la ménopause sont des troubles liés à la baisse des hormones ovariennes, et ce que l'Inserm et le Manuel MSD décrivent, ce sont des familles de troubles : vasomoteurs, génito-urinaires, du sommeil, de l'humeur, de l'os. Cette page range les symptômes dans ces familles, dit ce que chaque source retient, ce qu'elle ne retient pas, et à partir de quand un symptôme n'est plus à mettre sur le compte de la ménopause.
La réponse courte : il s'agit d'un décompte propre à chaque page qui le publie, pas d'une classification médicale. Selon l'Inserm, la ménopause est définie comme l'arrêt des règles depuis plus d'un an, et la liste qu'il en donne tient en une phrase : règles irrégulières ou abondantes, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles génito-urinaires (sécheresse vulvovaginale, infections urinaires), sensation de fatigue, troubles du sommeil, irritabilité et impression de brouillard cérébral. Le Manuel MSD ne numérote pas non plus ses symptômes.
Le chiffre varie d'ailleurs d'une page à l'autre : on trouve 30, 34 ou 35 symptômes selon l'éditeur. Un nombre qui change ainsi ne désigne pas une réalité médicale, il dépend de la manière de découper. Deux pages qui comptent « 34 » peuvent ne pas lister les mêmes. Nous ne publions donc pas de liste de 34 lignes : nous donnons ce qui est établi, famille par famille, et nous disons ce que nous n'avons pas pu sourcer.
| Famille | Symptômes que les sources citent | Source |
|---|---|---|
| Vasomoteurs | bouffées de chaleur, sueurs nocturnes | Inserm, Manuel MSD |
| Génito-urinaires | sécheresse vulvovaginale, rapports douloureux, besoin soudain d'uriner, infections urinaires | Inserm, Manuel MSD |
| Sommeil et énergie | troubles du sommeil jusqu'à l'insomnie, fatigue | Inserm, Manuel MSD |
| Humeur et concentration | irritabilité, anxiété, nervosité, humeur dépressive, brouillard cérébral | Inserm, Manuel MSD |
| Cycle | règles irrégulières ou abondantes (avant l'arrêt) | Inserm |
| Autres signalés | maux de tête, douleurs articulaires, peau plus fine et plus sèche | Manuel MSD |
Les sections qui suivent reprennent chaque famille.
Le Manuel MSD indique que les bouffées de chaleur sont observées chez 75 à 85 % des femmes. Une bouffée dure de 30 secondes à 5 minutes et peut être suivie de frissons. Les suées nocturnes sont des bouffées de chaleur qui se produisent la nuit.
Elles durent en moyenne près de 7,5 ans d'après le Manuel MSD, mais peuvent dépasser 10 ans. La version destinée aux professionnels du même manuel donne 7,4 ans en moyenne.
Le Manuel MSD décrit la muqueuse vaginale qui devient plus fine, plus sèche et moins élastique, ce qu'on appelle l'atrophie vaginale, et précise que ces changements peuvent rendre les rapports douloureux. Il ajoute que les femmes peuvent éprouver un besoin soudain d'uriner, parfois suivi d'une fuite.
Le terme médical qui regroupe ces troubles est le syndrome génito-urinaire de la ménopause. Dans la version professionnelle du manuel, il comprend l'atrophie vulvovaginale, l'urgenturie, la dysurie, les infections urinaires et les vaginites fréquentes, attribuées à une carence en œstrogènes et en androgènes. L'Inserm cite de son côté la sécheresse vulvovaginale et les infections urinaires.
Une différence avec les bouffées de chaleur mérite d'être retenue : l'Inserm note que ces troubles peuvent s'installer de façon plus durable et s'aggraver avec le vieillissement. Si la sécheresse gêne, c'est un motif de consultation, pas un sujet à garder pour soi.
Selon le Manuel MSD, des troubles du sommeil pouvant aller jusqu'à l'insomnie, des difficultés de concentration, des maux de tête et une fatigue peuvent survenir. Pendant la périménopause, il cite aussi une dépression, une irritabilité, une angoisse, une nervosité.
La version professionnelle apporte deux nuances que les listes en ligne omettent. D'abord, les troubles du sommeil sont fréquents pendant la ménopause même chez les femmes qui n'ont pas de bouffées de chaleur : la nuit blanche ne s'explique donc pas toujours par les sueurs. Ensuite, pour les modifications de l'humeur et de la cognition (difficultés de concentration, brouillard cérébral, pertes de mémoire, symptômes dépressifs, anxiété), le manuel écrit que les preuves en faveur d'un lien avec la ménopause sont mitigées.
Concrètement, cela veut dire qu'une humeur très basse, une anxiété envahissante ou des idées noires ne se mettent pas sur le compte de la ménopause sans avis médical.
Aucune des sources consultées ne classe les symptômes du pire au moins grave : le ressenti varie trop d'une femme à l'autre. On peut en revanche dire lesquels pèsent le plus sur le quotidien et lesquels justifient de consulter.
Les plus fréquents sont les bouffées de chaleur, qui touchent 75 à 85 % des femmes selon le Manuel MSD. Les plus durables sont les troubles génito-urinaires et, pour une partie des femmes, les bouffées elles-mêmes : l'Inserm note que si ces symptômes s'atténuent avec le temps, un quart des femmes les déplorent encore au bout de dix ans. Les plus silencieux sont ceux qu'on ne sent pas, la perte osseuse et l'évolution du risque cardiovasculaire, détaillés plus bas.
La version professionnelle du Manuel MSD précise que la qualité de vie peut se dégrader quand les symptômes sont sévères ou quand des symptômes moins courants, comme des douleurs articulaires, apparaissent. Un symptôme est « le pire » quand il vous empêche de dormir, de travailler ou d'avoir une vie intime, et c'est ce critère qui compte pour en parler à un médecin.
Trois types de douleurs sont cités dans les sources, et aucun n'est exclusif de la ménopause.
Les douleurs lors des rapports, liées à l'atrophie vaginale, décrites par le Manuel MSD. Les maux de tête, qui figurent dans la liste du Manuel MSD à côté de la fatigue et de l'insomnie. Les douleurs articulaires, que la version professionnelle range parmi les symptômes moins courants de la ménopause.
Pour les douleurs articulaires, nous n'avons pas trouvé dans une source lisible de chiffre de fréquence, et nous n'en donnons donc pas. Ce que le Manuel MSD dit clairement, c'est que des symptômes qu'on attribue à la ménopause peuvent être causés par d'autres problèmes médicaux, et qu'il faut en discuter avec un professionnel de santé. Une douleur persistante, localisée ou qui s'aggrave mérite cette discussion.
Deux sujets de fond ressortent des sources : l'os et le cœur. Ce ne sont pas des symptômes, on ne les sent pas, et c'est pourquoi ils comptent.
L'ostéoporose. Selon le Manuel MSD, la densité osseuse diminue rapidement au cours des cinq premières années qui suivent le début de la ménopause, et la version professionnelle chiffre à jusqu'à 20 % la perte de densité osseuse pendant cette période. L'Inserm indique que l'ostéoporose est deux à trois fois plus fréquente chez les femmes ménopausées que chez les hommes du même âge.
Le risque cardiovasculaire. L'Inserm écrit que, dans les premières années suivant l'arrêt des règles, le risque de maladies cardiovasculaires augmente. Le Manuel MSD, version professionnelle, relie cela notamment à la hausse du cholestérol LDL après la ménopause, qui peut expliquer pourquoi l'athérosclérose et les coronaropathies deviennent plus fréquentes.
Ces deux points sont la raison d'être du suivi médical après cinquante ans.
L'Inserm mentionne enfin l'existence d'un traitement hormonal de la ménopause, qui combine schématiquement un œstrogène et un progestatif et se prescrit dans les 10 premières années de la ménopause. Son indication relève d'une consultation : cette page ne dit pas à qui il convient.
Ils durent plus longtemps qu'on ne le croit. L'Inserm écrit que certains symptômes sont transitoires : présents les premières années après l'arrêt des règles, ils s'atténuent avec le temps, mais un quart des femmes les déplorent encore au bout de dix ans. Pour les bouffées de chaleur, le Manuel MSD donne une moyenne d'environ 7,5 ans, avec des cas de plus de dix ans.
La ménopause survient entre 45 et 55 ans, à 51 ans en moyenne en France d'après l'Inserm. Elle est précédée de la périménopause, que le Manuel MSD, version professionnelle, décrit comme les quelques années avant les dernières règles et la première année suivante, généralement la phase la plus symptomatique parce que les hormones fluctuent. Beaucoup de symptômes commencent donc avant l'arrêt des règles, ce qui explique les recherches sur les premiers signes et la préménopause.
Ces sujets reviennent dans toutes les listes de 34 symptômes, et les sources consultées ne les rangent pas parmi les symptômes de la ménopause au sens strict. La liste de l'Inserm n'inclut pas de ballonnement. Nous avons séparé les causes possibles d'un ventre qui change dans notre page sur le ventre gonflé à la ménopause, et celles d'une variation de poids, dans notre page sur la perte de poids à la ménopause.
Nous n'avons pas écrit de liste sur les symptômes suivants, faute de source lisible : chute de cheveux, palpitations, vertiges, bruits dans les oreilles, picotements, odeur corporelle. Ils apparaissent dans de nombreuses listes marchandes ou de magazines. Cela ne signifie pas qu'ils n'existent pas, seulement que nous ne pouvons pas les attribuer à une source médicale. Si l'un d'eux vous gêne, il se discute en consultation.
Prenez rendez-vous avec un médecin ou une sage-femme quand un symptôme perturbe votre sommeil, votre travail, votre humeur ou votre vie intime, quand une sécheresse ou des infections urinaires reviennent, ou quand un symptôme est nouveau ou inhabituel. Le Manuel MSD le rappelle : d'autres problèmes médicaux peuvent donner les mêmes signes, et seul un professionnel peut les écarter.
Un symptôme brutal et inhabituel n'est pas à mettre sur le compte de la ménopause : en cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.
Il n'existe pas de liste officielle de 30 symptômes. Le chiffre varie selon les pages qui le publient. Les sources médicales décrivent des familles : bouffées de chaleur et sueurs nocturnes, troubles génito-urinaires, troubles du sommeil, fatigue, irritabilité et humeur, règles irrégulières avant l'arrêt.
L'Inserm place des règles irrégulières ou abondantes en tête de sa liste des symptômes de la périménopause. Le Manuel MSD place la périménopause, avant les dernières règles, parmi les phases les plus symptomatiques. Le premier signe varie selon les femmes, et les sources consultées n'en désignent pas un seul.
Non. Même pour les bouffées de chaleur, le plus fréquent, le Manuel MSD donne 75 à 85 % des femmes : une partie n'en a pas. Aucun symptôme n'est donc certain.
Le Manuel MSD, version professionnelle, la décrit comme les quelques années précédant les dernières règles, d'une durée très variable, et la transition vers la ménopause comme couvrant généralement les 4 à 8 ans qui précèdent les dernières règles. La version grand public indique que les symptômes peuvent durer de 6 mois à 10 ans environ, voire plus.
Souvent en partie. Selon l'Inserm, ils s'atténuent avec le temps, mais un quart des femmes les déplorent encore au bout de dix ans. Les troubles génito-urinaires peuvent, selon l'Inserm, s'installer durablement et s'aggraver avec l'âge.
Le Manuel MSD cite dépression, irritabilité, angoisse et nervosité pendant la périménopause, mais la version professionnelle indique que les preuves du lien avec la ménopause sont mitigées. Une humeur très basse qui dure se montre à un médecin.
L'ostéoporose, dont la perte osseuse est rapide dans les cinq premières années, et les maladies cardiovasculaires, dont le risque augmente dans les premières années selon l'Inserm.
Sources :
Cette page informe et ne remplace pas une consultation. Un symptôme qui gêne, qui s'aggrave ou qui est nouveau se montre à un médecin ou à une sage-femme.